← Retour au simulateur

Guide rupture conventionnelle

Simulateur de rupture conventionnelle

Le simulateur rupture conventionnelle de Rupture-Conv permet d'obtenir rapidement une première estimation de l'indemnité spécifique due lors d'une rupture conventionnelle en CDI. Il s'adresse aussi bien aux salariés qui veulent vérifier un montant proposé qu'aux employeurs, dirigeants de TPE/PME ou responsables RH qui souhaitent préparer une discussion claire et chiffrée.

L'objectif n'est pas de remplacer une analyse juridique complète, mais de donner un repère fiable à partir des éléments essentiels : salaire brut de référence, ancienneté, date d'entrée, date de rupture envisagée et éventuels éléments variables. Ce simulateur fournit une estimation indicative et ne remplace pas un conseil juridique personnalisé.

Dernière mise à jour : juin 2026

Faire une simulation gratuite →

Combien touche-t-on en rupture conventionnelle ?

Le montant dépend principalement du salaire brut de référence et de l'ancienneté. Le minimum légal sert de plancher, puis une indemnité supérieure peut être négociée selon le contexte.

Questions rapides

Le simulateur de rupture conventionnelle donne-t-il un montant définitif ?

Non. Il fournit une estimation indicative à partir des informations saisies. Le montant réel dépend du salaire de référence, de l'ancienneté, de la convention collective, des éléments variables de paie et du traitement social ou fiscal applicable.

L'indemnité de rupture conventionnelle se calcule-t-elle en brut ou en net ?

Le minimum légal est généralement raisonné en brut. Le net indicatif permet d'avoir un ordre de grandeur du montant perçu, mais il peut varier selon les exonérations, la part supra-légale, les cotisations et la situation individuelle.

La convention collective peut-elle prévoir une indemnité plus élevée ?

Oui. Certaines conventions collectives ou accords d'entreprise peuvent prévoir une indemnité plus favorable que le minimum légal. Il faut donc toujours vérifier le texte applicable avant de valider un montant.

Un employeur peut-il utiliser le simulateur ?

Oui. L'outil peut aider un employeur, un dirigeant ou un service RH à préparer une première enveloppe. En 2026, la contribution patronale applicable à la part exonérée de cotisations sociales passe de 30 % à 40 %, ce qui augmente le coût employeur sans réduire le minimum dû au salarié. Le simulateur reste indicatif et ne remplace pas une validation paie, juridique ou conventionnelle.

Vigilance

Erreurs fréquentes à éviter

Des points simples à relire avant de signer ou de négocier.

1

Signer avant d’avoir vérifié le montant proposé.

2

Oublier les délais de rétractation et d’homologation.

3

Confondre montant brut, net indicatif et somme réellement versée.

4

Ne pas vérifier la convention collective.

5

Ne pas conserver une trace claire des échanges.

Réforme 2026 : ce qu'il faut garder en tête

Le Parlement a adopté le 2 juin 2026 le texte de transposition de l'avenant n°3 relatif à l'assurance chômage. Pour une rupture conventionnelle individuelle, la réforme vise surtout la durée maximale d'indemnisation chômage.

La rupture conventionnelle continue de pouvoir ouvrir droit au chômage si les conditions habituelles sont remplies. Le calcul de l'indemnité minimale n'est pas supprimé par cette réforme.

Réforme 2026 : le minimum légal dû au salarié n'est pas réduit. Le coût employeur augmente avec la contribution patronale spécifique portée à 40 % sur la part de l'indemnité exonérée de cotisations sociales.

  • Moins de 55 ans : durée maximale annoncée à 15 mois en métropole.
  • Seniors : durée maximale annoncée à 20,5 mois pour les salariés concernés.
  • Outre-mer hors Mayotte : durées spécifiques annoncées selon l'âge.
  • Employeurs : contribution patronale spécifique de 40 % depuis le 1er janvier 2026 sur la part exonérée de cotisations sociales.
  • Lire le guide complet : /reforme-rupture-conventionnelle-2026

À quoi sert un simulateur de rupture conventionnelle ?

Un simulateur de rupture conventionnelle transforme une règle de calcul parfois abstraite en estimation concrète. Vous renseignez les informations principales et obtenez un ordre de grandeur de l'indemnité minimale.

Cette estimation est utile avant un entretien, pendant une négociation ou simplement pour comprendre si le montant proposé semble cohérent. Elle permet aussi de distinguer le minimum légal, le montant éventuellement négocié et le net indicatif.

  • Estimer rapidement le minimum légal brut.
  • Comprendre l'impact de l'ancienneté.
  • Comparer plusieurs hypothèses de salaire de référence.
  • Préparer une discussion avec l'employeur ou le salarié.
  • Éviter les erreurs fréquentes de calcul.

Comment est calculée l'indemnité de rupture conventionnelle ?

L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement. La formule de référence est généralement d'un quart de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à dix ans, puis d'un tiers de mois par année au-delà de dix ans.

La difficulté pratique ne vient pas seulement de la formule. Elle vient surtout du choix du salaire de référence, de la prise en compte des primes, des absences, du temps partiel éventuel et de la convention collective applicable. Une estimation sérieuse doit donc rester prudente.

Exemple concret de simulation

Exemple : un salarié en CDI avec 6 ans d'ancienneté et un salaire brut de référence de 2 500 euros peut obtenir un minimum indicatif de 3 750 euros bruts. Le calcul est le suivant : 2 500 x 1/4 x 6 = 3 750.

Si ce salarié perçoit une prime régulière qui augmente son salaire de référence, ou si sa convention collective prévoit une règle plus favorable, l'indemnité peut être supérieure. C'est pourquoi le simulateur donne une base utile, mais ne dispense pas de vérifier les règles applicables.

Cas où le résultat peut varier

Le résultat peut varier en présence d'une rémunération variable, d'une prime annuelle, d'une absence longue, d'un congé maternité, d'un arrêt maladie, d'un temps partiel ou d'un changement de rémunération récent. Ces situations peuvent modifier la base de calcul ou nécessiter une interprétation plus précise.

Les salariés cadres, les salariés proches de la retraite, les salariés ayant une forte part variable ou les dossiers avec tension entre les parties doivent faire l'objet d'une vigilance particulière. Dans ces cas, le simulateur doit être vu comme une première étape.

Rupture conventionnelle, licenciement et démission : ne pas confondre

La rupture conventionnelle repose sur un accord entre le salarié et l'employeur. Le licenciement est une décision de l'employeur qui suppose un motif. La démission est une décision du salarié. Ces trois modes de rupture n'ont pas les mêmes conséquences en matière d'indemnité, de procédure et de droits éventuels à l'assurance chômage.

Comparer ces situations permet d'éviter une erreur d'analyse. Une rupture conventionnelle peut être intéressante lorsqu'elle est librement acceptée, correctement formalisée et accompagnée d'un montant cohérent. Elle ne doit toutefois pas être utilisée pour masquer un conflit ou contourner une procédure.

Utiliser le simulateur au bon moment

Utilisez le simulateur de rupture conventionnelle pour obtenir une première estimation du minimum brut, un net indicatif et une base de discussion. Le résultat doit ensuite être vérifié avec les bulletins de paie, la convention collective applicable et le contexte exact du dossier.

Le bon réflexe consiste à faire une première simulation avant l'entretien, puis à refaire le calcul avec les informations vérifiées : ancienneté exacte, salaire moyen, primes, congés restants et convention collective. Cela permet d'arriver avec une vision plus claire du dossier.

En 2026, la réforme ne change pas le minimum légal dû au salarié, mais elle augmente le coût de la rupture conventionnelle pour l'employeur. La contribution patronale applicable à la part exonérée de cotisations sociales passe de 30 % à 40 %.

  • Préparer les bulletins de paie récents.
  • Identifier la date d'entrée exacte.
  • Vérifier la convention collective.
  • Tester plusieurs hypothèses de salaire brut.
  • Conserver le résultat comme support de discussion.

Erreurs fréquentes à éviter

L'erreur la plus fréquente est de calculer l'indemnité sur un salaire trop faible ou avec une ancienneté incomplète. Une autre erreur consiste à confondre minimum légal et montant négocié. Le minimum est un plancher, pas forcément le montant final.

Il faut aussi éviter de raisonner uniquement en net. Le brut, le net indicatif, la fiscalité et les éventuelles exonérations ne répondent pas à la même logique. Une simulation claire doit donc séparer les différents niveaux de lecture.

Autres questions fréquentes

Quels documents préparer avant de faire le calcul ?

Il est conseillé de réunir la date d'entrée, la date de rupture envisagée, les derniers bulletins de paie, les primes, les absences éventuelles, les congés restants et la convention collective indiquée sur le bulletin de salaire.

Conclusion

Le simulateur de rupture conventionnelle est un outil pratique pour comprendre rapidement le montant minimum indicatif et préparer une discussion plus structurée. Il permet de sécuriser les premières hypothèses sans se perdre dans un calcul manuel approximatif.

Pour obtenir une estimation plus fiable, il est recommandé de vérifier les informations saisies, de relire la convention collective et de demander un accompagnement personnalisé en cas de situation complexe.

Ce simulateur fournit une estimation indicative et ne remplace pas un conseil juridique personnalisé.