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Guide rupture conventionnelle

Rupture conventionnelle CDI

La rupture conventionnelle CDI permet à un salarié et à un employeur de mettre fin d'un commun accord à un contrat à durée indéterminée. Elle est très utilisée car elle offre un cadre plus souple qu'un licenciement et plus protecteur qu'une démission, à condition de respecter la procédure.

Cette page présente les conditions, les étapes, le calcul de l'indemnité, les délais et les erreurs à éviter. Elle permet de préparer une rupture conventionnelle avec davantage de clarté, que l'on soit salarié, employeur ou responsable RH. Ce simulateur fournit une estimation indicative et ne remplace pas un conseil juridique personnalisé.

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Principe de la rupture conventionnelle en CDI

La rupture conventionnelle repose sur un accord libre entre les deux parties. Elle ne peut pas être imposée par l'employeur au salarié, ni par le salarié à l'employeur. Le consentement doit être réel, éclairé et formalisé.

Elle concerne le CDI. Elle ne s'applique pas de la même manière aux autres formes de contrat ou à certains statuts particuliers. Avant de l'envisager, il faut donc vérifier le cadre contractuel exact.

Les étapes de la procédure

La procédure comprend généralement un ou plusieurs entretiens, la signature d'une convention, un délai de rétractation puis une demande d'homologation. La date de rupture ne peut pas être fixée n'importe comment : elle doit tenir compte de ces délais.

Une erreur de calendrier peut retarder la sortie ou fragiliser le dossier. Il est donc utile de préparer les dates avant de signer et de vérifier que les documents correspondent au scénario retenu.

  • Échanger sur le principe de la rupture.
  • Organiser un ou plusieurs entretiens.
  • Signer la convention de rupture.
  • Respecter le délai de rétractation.
  • Attendre l'homologation avant la rupture effective.

Indemnité de rupture conventionnelle en CDI

Le salarié doit percevoir une indemnité spécifique de rupture conventionnelle au moins égale au minimum applicable. Le calcul dépend de l'ancienneté et du salaire brut de référence. Il peut être augmenté par la convention collective ou par la négociation.

Exemple : un salarié avec 3 ans et 6 mois d'ancienneté et 2 400 euros bruts mensuels peut obtenir un montant indicatif autour de 2 100 euros bruts avant vérification conventionnelle et prise en compte exacte de la fraction d'année.

Rupture conventionnelle et chômage

La rupture conventionnelle homologuée peut ouvrir droit à l'assurance chômage si les conditions habituelles sont remplies. Il faut toutefois distinguer le principe d'ouverture des droits, les délais d'inscription, les différés éventuels et la situation individuelle du salarié.

Le montant de l'indemnité, notamment lorsqu'il existe une part supra-légale, peut avoir un impact sur les délais de prise en charge. Ce point mérite une vérification spécifique lorsque l'indemnité négociée est importante.

Erreurs à éviter

La première erreur est de signer sans avoir vérifié le montant. La deuxième est de négliger la convention collective. La troisième est de confondre la rupture conventionnelle avec une démission négociée ou un licenciement déguisé.

Il faut aussi éviter les pressions. Une rupture conventionnelle doit rester un accord libre. Si l'une des parties se sent contrainte, le dossier peut devenir sensible et nécessiter un avis personnalisé.

Questions fréquentes

Le simulateur de rupture conventionnelle donne-t-il un montant définitif ?

Non. Il fournit une estimation indicative à partir des informations saisies. Le montant réel dépend du salaire de référence, de l'ancienneté, de la convention collective, des éléments variables de paie et du traitement social ou fiscal applicable.

L'indemnité de rupture conventionnelle se calcule-t-elle en brut ou en net ?

Le minimum légal est généralement raisonné en brut. Le net indicatif permet d'avoir un ordre de grandeur du montant perçu, mais il peut varier selon les exonérations, la part supra-légale, les cotisations et la situation individuelle.

La convention collective peut-elle prévoir une indemnité plus élevée ?

Oui. Certaines conventions collectives ou accords d'entreprise peuvent prévoir une indemnité plus favorable que le minimum légal. Il faut donc toujours vérifier le texte applicable avant de valider un montant.

Un employeur peut-il utiliser le simulateur ?

Oui. L'outil peut aider un employeur, un dirigeant ou un service RH à préparer une première enveloppe. Il ne remplace pas une validation paie, juridique ou conventionnelle, notamment en cas de rémunération variable, absence longue ou statut particulier.

Quels documents préparer avant de faire le calcul ?

Il est conseillé de réunir la date d'entrée, la date de rupture envisagée, les derniers bulletins de paie, les primes, les absences éventuelles, les congés restants et la convention collective indiquée sur le bulletin de salaire.

Conclusion

La rupture conventionnelle CDI est un outil utile lorsqu'elle est librement acceptée, bien préparée et correctement chiffrée. Elle suppose de respecter une procédure, un calendrier et un minimum d'indemnité.

Le simulateur RuptureConv permet d'obtenir une première estimation de l'indemnité et d'aborder la discussion avec des repères plus fiables.

Ce simulateur fournit une estimation indicative et ne remplace pas un conseil juridique personnalisé.

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