Guide rupture conventionnelle
Réforme rupture conventionnelle 2026 : ce qui change pour le chômage
La réforme 2026 ne signe pas la fin de la rupture conventionnelle et ne supprime pas l'indemnité spécifique. Elle fixe surtout de nouvelles durées maximales d'indemnisation chômage selon la date de fin du contrat.
La loi du 11 juin 2026 et l'arrêté d'agrément du 19 juin 2026 sont publiés. Les plafonds spécifiques s'appliquent aux ruptures conventionnelles individuelles prenant fin à compter du 1er septembre 2026.
Réforme 2026 : le minimum légal dû au salarié n'est pas réduit. La contribution patronale est portée à 40 % depuis le 1er janvier 2026. Les plafonds chômage propres aux ruptures conventionnelles s'appliquent aux fins de contrat à compter du 1er septembre 2026.
Dernière mise à jour : 10 juillet 2026
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Le montant dépend principalement du salaire brut de référence et de l'ancienneté. Le minimum légal sert de plancher, puis une indemnité supérieure peut être négociée selon le contexte.
Questions rapides
La rupture conventionnelle donne-t-elle encore droit au chômage en 2026 ?
Oui, elle continue de pouvoir ouvrir droit au chômage si les conditions habituelles sont remplies. La réforme 2026 porte surtout sur la durée maximale d'indemnisation, pas sur la disparition du droit.
La réforme supprime-t-elle l'indemnité de rupture conventionnelle ?
Non. L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle reste due et ne peut pas être inférieure au minimum légal ou conventionnel applicable.
Qu'est-ce qui change pour la rupture conventionnelle en 2026 ?
La réforme 2026 augmente la contribution patronale due par l'employeur. Elle passe de 30 % à 40 % sur la part de l'indemnité exonérée de cotisations sociales. Le montant minimum dû au salarié n'est pas diminué par cette réforme.
Qu'est-ce qui change pour les moins de 55 ans ?
Pour une rupture conventionnelle individuelle prenant fin à compter du 1er septembre 2026, la durée maximale est de 456 jours, soit environ 15 mois, en métropole. Avant cette date, les plafonds généraux restent applicables.
Vigilance
Erreurs fréquentes à éviter
Des points simples à relire avant de signer ou de négocier.
Signer avant d’avoir vérifié le montant proposé.
Oublier les délais de rétractation et d’homologation.
Confondre montant brut, net indicatif et somme réellement versée.
Ne pas vérifier la convention collective.
Ne pas conserver une trace claire des échanges.
Ce qui change vraiment
La réforme vise principalement la durée maximale pendant laquelle une personne peut être indemnisée par l'assurance chômage après une rupture conventionnelle individuelle, lorsque les conditions d'ouverture de droits sont remplies.
Pour les salariés de moins de 55 ans en métropole, la durée maximale passe à 456 jours, soit environ 15 mois. À partir de 55 ans, elle passe à 624 jours, soit environ 20,5 mois. Ces plafonds concernent les fins de contrat à compter du 1er septembre 2026.
- Durée maximale d'indemnisation réduite pour les moins de 55 ans.
- Durée maximale également réduite pour les salariés seniors concernés.
- Accompagnement renforcé par France Travail pour les salariés concernés.
- Durées particulières pour l'outre-mer hors Mayotte.
- Application aux fins de contrat à compter du 1er septembre 2026.
Ce qui ne change pas
La rupture conventionnelle homologuée continue de pouvoir ouvrir droit au chômage si les conditions habituelles sont réunies. Il ne faut donc pas écrire ou retenir que la rupture conventionnelle ne donne plus droit au chômage.
L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle reste due. Son minimum continue de dépendre notamment de l'ancienneté, du salaire de référence et, le cas échéant, d'une convention collective plus favorable.
- Le principe d'ouverture possible des droits au chômage est maintenu.
- L'indemnité minimale n'est pas supprimée.
- La procédure de rupture conventionnelle reste encadrée.
- Les différés France Travail et les documents de fin de contrat restent à vérifier.
Avant / après réforme 2026
Le tableau ci-dessous distingue les plafonds généraux des plafonds applicables aux ruptures conventionnelles individuelles prenant fin à compter du 1er septembre 2026.
| Situation | Fin de contrat avant le 1er septembre | À compter du 1er septembre 2026 |
|---|---|---|
| Moins de 55 ans en métropole | 18 mois maximum | 15 mois maximum |
| 55 ans et plus / seniors concernés | 22,5 mois ou 27 mois selon les cas | 20,5 mois maximum |
| Outre-mer hors Mayotte | Durées spécifiques selon les règles applicables | 20 mois ou 30 mois selon l'âge |
| Droit au chômage après rupture conventionnelle | Possible sous conditions | Toujours possible sous conditions |
| Indemnité minimale de rupture | Minimum légal ou conventionnel | Toujours due |
Cas des salariés de moins de 55 ans
Pour un salarié de moins de 55 ans, le point de vigilance principal devient la date de fin du contrat. À compter du 1er septembre 2026, la durée maximale est limitée à 456 jours en métropole.
Exemple : un salarié de 42 ans dont la rupture prend fin le 15 septembre 2026 peut toujours faire examiner ses droits par France Travail. Sa durée réellement acquise dépend de son activité, dans la limite de 456 jours.
Cas des salariés de 55 ans et plus
À partir de 55 ans, le plafond propre aux ruptures conventionnelles est de 624 jours pour une fin de contrat à compter du 1er septembre 2026. L'âge exact, la date de rupture et l'activité retenue restent déterminants.
Avant de signer une rupture conventionnelle proche de 55 ans ou après 55 ans, il est conseillé de vérifier séparément le montant de l'indemnité, le calendrier de départ, les droits France Travail et la situation retraite.
Cas de l'outre-mer hors Mayotte
En outre-mer hors Mayotte, les plafonds sont de 608 jours avant 55 ans et de 913 jours à partir de 55 ans pour les fins de contrat concernées. Le territoire, l'âge et l'activité retenue restent à vérifier.
Pour une situation en outre-mer, il est préférable de vérifier les règles auprès de France Travail et des sources officielles au moment de la fin du contrat.
Impact pour les salariés
Le premier impact est pratique : si la durée maximale d'indemnisation baisse, la transition professionnelle doit être préparée avec davantage d'anticipation. Cela ne signifie pas que les droits disparaissent, mais que le calendrier peut devenir plus contraint.
Le bon réflexe reste de distinguer trois sujets : l'indemnité versée à la rupture, le droit potentiel à l'ARE et le début effectif du paiement après les éventuels différés.
Impact pour les employeurs
Pour l'employeur, la réforme chômage ne modifie pas le minimum d'indemnité à verser au salarié. En revanche, le coût global doit être regardé avec la contribution patronale spécifique sur les indemnités de rupture conventionnelle et de mise à la retraite, portée à 40 % au 1er janvier 2026 sur la part exonérée de cotisations sociales.
Le dossier doit aussi rester clair pour éviter une mauvaise information du salarié : la rupture conventionnelle n'est pas privée de chômage, mais la durée maximale d'indemnisation peut être réduite.
Impact sur le calcul de l'indemnité
La réforme 2026 ne change pas le calcul de l'indemnité minimale de rupture conventionnelle. Le simulateur RuptureConv continue donc d'estimer le minimum brut à partir de l'ancienneté et du salaire de référence.
En pratique, il faut continuer à vérifier la convention collective, les primes, les absences, la date de rupture et la part éventuellement négociée au-delà du minimum.
Exemple concret
Une salariée de 38 ans avec 6 ans d'ancienneté et 2 500 euros bruts mensuels peut estimer son indemnité minimale avec la formule habituelle : 2 500 x 1/4 x 6, soit 3 750 euros bruts avant vérification conventionnelle.
La réforme ne retire pas cette indemnité. Si la fin du contrat intervient à compter du 1er septembre 2026, la durée maximale est de 15 mois pour ce profil de moins de 55 ans en métropole.
À retenir
La bonne lecture est simple : l'indemnité minimale reste à calculer comme avant, l'ouverture possible au chômage est maintenue sous conditions et le nouveau plafond dépend de la date de fin du contrat.
Avant une signature, vérifiez le montant de rupture, la date de fin, le coût employeur éventuel et les informations France Travail applicables au dossier.
- La rupture conventionnelle continue de pouvoir ouvrir droit au chômage.
- Les nouveaux plafonds s'appliquent aux fins de contrat à compter du 1er septembre 2026.
- L'indemnité minimale n'est pas supprimée.
- Les employeurs doivent intégrer la contribution patronale spécifique de 40 %.
- Le simulateur reste utile pour le calcul de l'indemnité, pas pour calculer les droits ARE.
Sources officielles à vérifier
Cette page a été revue le 10 juillet 2026 à partir de la loi, de l'arrêté d'agrément et des informations France Travail publiés.
- Légifrance : loi n° 2026-470 du 11 juin 2026 donnant une base légale aux durées spécifiques.
- Légifrance : arrêté du 19 juin 2026 agréant les règles d'assurance chômage applicables à compter du 1er septembre 2026.
- France Travail : plafonds de 456 jours avant 55 ans et 624 jours à partir de 55 ans après une rupture conventionnelle concernée.
- Service-Public.fr : la rupture conventionnelle peut toujours ouvrir droit à l'ARE sous conditions et l'indemnité minimale reste due.
- Loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 : forfait social porté à 40 % sur la part concernée depuis le 1er janvier 2026.
Autres questions fréquentes
Qu'est-ce qui change pour les salariés de 55 ans et plus ?
Pour une rupture conventionnelle individuelle prenant fin à compter du 1er septembre 2026, la durée maximale est de 624 jours, soit environ 20,5 mois. France Travail confirme la durée réellement acquise.
La réforme concerne-t-elle le montant de l'ARE ?
Les informations disponibles visent principalement la durée maximale d'indemnisation. Le montant de l'allocation dépend toujours des règles France Travail et de la situation individuelle.
Les règles sont-elles déjà applicables ?
La loi a été publiée le 12 juin 2026 et l'arrêté d'agrément le 26 juin 2026. Les plafonds spécifiques concernent les ruptures conventionnelles individuelles dont la fin de contrat intervient à compter du 1er septembre 2026.
Que doit vérifier un employeur en 2026 ?
L'employeur doit vérifier le coût global, notamment l'indemnité, les congés payés, le calendrier, les documents de fin de contrat et la contribution patronale spécifique de 40 % sur la part exonérée de cotisations sociales.
Conclusion
La réforme 2026 doit être expliquée sans dramatiser : elle fixe des plafonds plus courts à partir du 1er septembre 2026, mais elle ne supprime ni le principe d'un droit possible au chômage, ni le minimum d'indemnité de rupture conventionnelle.
Pour une décision concrète, estimez l'indemnité avec vos chiffres, puis vérifiez les droits France Travail selon la date exacte de rupture et les textes publiés.
Ce simulateur fournit une estimation indicative et ne remplace pas un conseil juridique personnalisé.