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Projection chômage gratuite

Simulateur chômage après rupture conventionnelle

Visualisez ce que vous pourriez percevoir au départ, ce que France Travail pourrait verser chaque mois, quand les paiements peuvent commencer et ce que cela représente sur toute la période.

Indemnité de départARE mensuelleDélai de carenceDébut des versementsProjection globale expliquée

Votre situation

Ce que ce simulateur calcule vraiment

La plupart des calculateurs se limitent à une estimation mensuelle de l'ARE. C'est utile, mais insuffisant pour décider de quitter un emploi. La vraie question est plus large : combien vais-je toucher au départ, combien vais-je percevoir chaque mois, quand le premier versement peut-il tomber et quel revenu total cela représente-t-il sur la durée probable d'indemnisation ?

Le simulateur chômage RuptureConv combine donc plusieurs niveaux de lecture. Il estime d'abord une éligibilité probable, sans jamais affirmer un droit certain. Il calcule ensuite une allocation ARE brute et nette indicative, puis ajoute les différés : délai d'attente de 7 jours, congés payés et différé spécifique lié à une indemnité supra-légale. Enfin, il affiche une projection financière globale : indemnité de départ, chômage mensuel estimé, date probable du premier paiement, durée estimative, total ARE potentiel et revenus cumulés.

Pourquoi la projection est plus utile qu'un simple montant ARE

Deux salariés peuvent avoir la même ARE mensuelle et prendre des décisions très différentes. Celui qui dispose d'une indemnité de rupture importante peut supporter un différé plus long. Celui qui démissionne sans motif reconnu doit au contraire vérifier très prudemment son absence de droit automatique. Celui qui approche de 57 ans doit regarder la durée maximale et les règles seniors avec attention.

La projection financière permet de replacer le montant mensuel dans le calendrier réel. Une allocation estimée à 1 450 € net par mois ne signifie pas que cette somme sera versée immédiatement. Des congés payés, une indemnité supra-légale ou une inscription tardive peuvent modifier la trésorerie des premières semaines. C'est souvent ce décalage, plus que le montant mensuel, qui surprend les salariés après une rupture conventionnelle.

Les règles utilisées pour l'éligibilité probable

Le simulateur applique les repères généraux d'affiliation : avoir travaillé au moins 130 jours ou 910 heures dans la période de recherche. Cette période est estimée à 24 mois dans le cas général, et à 36 mois à partir de 55 ans. Le résultat reste volontairement prudent : le site affiche une éligibilité probable ou une éligibilité à confirmer, jamais une formule comme "vous avez droit".

Le mode de sortie d'emploi change fortement l'analyse. Une rupture conventionnelle, un licenciement, une fin de CDD ou une fin de mission peuvent ouvrir une indemnisation si les autres conditions sont remplies. Une démission classique ne doit pas être présentée comme ouvrant automatiquement droit au chômage. Les cas de démission légitime, de reconversion validée, de reliquat de droits ou de réexamen après 121 jours demandent une confirmation individuelle auprès de France Travail.

Comment le montant ARE est estimé

Le salaire journalier de référence réel est calculé par France Travail à partir des rémunérations et des périodes retenues. Pour rendre l'outil utilisable sans attestation employeur complète, RuptureConv l'approche à partir du salaire brut mensuel moyen déclaré. Cette estimation convient pour une première projection, mais elle peut différer si les revenus sont variables, si des périodes n'ont pas été travaillées, si le temps partiel est complexe ou si un reliquat de droits existe.

L'allocation journalière est estimée en comparant deux formules : 40,4 % du SJR plus une partie fixe de 13,18 €, et 57 % du SJR. Le montant le plus favorable est retenu dans la limite d'un plafond indicatif. Le simulateur affiche ensuite une ARE brute estimée et une ARE nette estimée. Le net reste une approximation, car les prélèvements, contributions et situations individuelles peuvent modifier le montant réellement versé.

Différés, carence et date probable du premier versement

La date de premier versement est souvent le point le plus concret pour un salarié. Le simulateur additionne trois éléments. Le délai d'attente de 7 jours est le repère de base. Le différé congés payés dépend des congés non pris indemnisés à la fin du contrat. Le différé spécifique dépend des indemnités supérieures au minimum légal ou conventionnel, notamment la part supra-légale négociée.

L'outil calcule une date probable à partir de la date de fin de contrat saisie. Cette date doit rester indicative. France Travail peut retenir des informations issues de plusieurs fins de contrat, de l'attestation employeur, de l'inscription effective et de la qualification exacte des sommes versées. L'objectif est de préparer la trésorerie, pas de remplacer le calendrier officiel.

Rupture conventionnelle : le cas le plus fréquent

Après une rupture conventionnelle homologuée, l'indemnisation chômage peut être possible si les conditions d'activité sont remplies. La difficulté vient rarement du principe seul. Elle vient plutôt du calendrier : indemnité supra-légale, congés payés, inscription, documents de fin de contrat et réforme annoncée sur la durée d'indemnisation des ruptures conventionnelles.

Le simulateur applique les règles générales connues et conserve une prudence particulière sur la réforme 2026. Les constantes techniques prévoient les plafonds annoncés, mais l'application automatique reste désactivée tant que les textes définitifs, l'agrément et la date d'entrée en vigueur doivent être confirmés. Cette approche évite de réduire artificiellement une projection sur une règle qui pourrait dépendre de la date exacte de fin de contrat.

Démission, reconversion et réexamen après 121 jours

Le module démission est volontairement strict. Une démission classique est affichée comme une situation défavorable ou à confirmer, parce qu'elle n'ouvre pas automatiquement droit à l'ARE. Le salarié peut parfois retrouver une indemnisation après une reprise d'emploi suffisante ou demander un réexamen après 121 jours de chômage. Ce réexamen n'est pas automatique : il dépend notamment de la recherche active d'emploi et de l'appréciation de France Travail.

Les démissions légitimes et les reconversions validées sont traitées séparément. L'outil les distingue d'une démission simple, mais continue d'afficher une confirmation nécessaire. Dans un parcours de décision, cette nuance est essentielle : quitter un CDI sans validation préalable peut créer plusieurs mois sans revenu de remplacement.

Seniors : 55 ans, 57 ans, 60 ans et plus

L'âge change la projection. À partir de 55 ans, la période de recherche d'activité est plus longue et la dégressivité de l'ARE ne s'applique pas selon les repères actuels de France Travail. À 57 ans et plus, la durée maximale peut être plus élevée. À partir de 60 ans, la question de la retraite, du maintien éventuel des droits et des pensions devient plus sensible.

Le simulateur ne remplace pas une analyse retraite. Il signale les points de vigilance : âge exact à la fin du contrat, durée d'activité, projet de formation, retraite à taux plein, pension éventuelle et documents France Travail. Pour un salarié senior, la bonne décision ne se limite pas à l'ARE mensuelle : elle doit intégrer la durée, la santé, la retraite et la capacité réelle de retour à l'emploi.

Sources et limites

Les constantes sont regroupées dans un seul fichier technique pour faciliter les mises à jour réglementaires. Les repères utilisés proviennent des pages publiques de France Travail, Service-Public et Info.gouv consultées lors de la conception. Toute règle sensible est formulée comme une hypothèse indicative lorsque son application dépend de textes ou d'une situation individuelle.

Le simulateur ne stocke aucune donnée, ne crée aucun compte et ne transmet pas les informations saisies. Il est conçu comme un outil d'aide à la décision : utile pour préparer un échange RH, une rupture conventionnelle, une négociation, une reconversion ou une inscription France Travail, mais insuffisant pour valider seul une décision de départ.

Questions fréquentes

Le simulateur confirme-t-il mes droits au chômage ?

Non. Il vous aide à comprendre votre scénario, mais France Travail confirme seul l'ouverture des droits, le montant exact et la durée.

Une rupture conventionnelle donne-t-elle droit au chômage ?

Elle peut ouvrir droit à l'ARE si les conditions habituelles sont remplies, notamment l'affiliation suffisante et l'inscription auprès de France Travail.

Une démission donne-t-elle droit au chômage ?

Une démission classique n'ouvre pas automatiquement droit à l'ARE. Certaines démissions légitimes, reconversions validées, reliquats ou réexamens après 121 jours peuvent changer l'analyse.

Comment est estimé le montant de l'ARE ?

Le simulateur part de votre salaire brut moyen, estime un SJR, puis compare les deux formules France Travail : 40,4 % du SJR plus une partie fixe et 57 % du SJR.

Pourquoi le premier versement peut-il être décalé ?

Le paiement peut être repoussé par le délai d'attente de 7 jours, le différé congés payés et le différé spécifique lié aux indemnités supra-légales.

Les seniors sont-ils traités différemment ?

Oui. À partir de 55 ans, la période de recherche d'activité est plus longue et la dégressivité ne s'applique pas selon les repères France Travail. À 57 ans et plus, la durée maximale est plus élevée.

Le simulateur tient-il compte de la réforme 2026 ?

Les constantes prévoient la réforme annoncée sur les ruptures conventionnelles, mais elle n'est pas appliquée automatiquement tant que les textes définitifs, l'agrément et l'entrée en vigueur doivent être confirmés.

Mes données sont-elles stockées ?

Non. Le calcul est local dans le navigateur. Aucune création de compte n'est nécessaire et les données saisies ne sont pas enregistrées par le simulateur.