Rupture-Conv
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Guide rupture conventionnelle

La rupture conventionnelle donne-t-elle encore droit au chômage en 2026 ?

Oui, une rupture conventionnelle peut encore ouvrir droit au chômage en 2026 si les conditions habituelles sont remplies. Les nouvelles règles ne suppriment pas ce principe.

Le changement concerne la durée maximale : pour une fin de contrat à compter du 1er septembre 2026, elle est plafonnée à 15 mois avant 55 ans et à 20,5 mois à partir de 55 ans en métropole.

Réforme 2026 : le minimum légal dû au salarié n'est pas réduit. La contribution patronale est portée à 40 % depuis le 1er janvier 2026. Les plafonds chômage propres aux ruptures conventionnelles s'appliquent aux fins de contrat à compter du 1er septembre 2026.

Dernière mise à jour : 10 juillet 2026

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Combien touche-t-on en rupture conventionnelle ?

Le montant dépend principalement du salaire brut de référence et de l'ancienneté. Le minimum légal sert de plancher, puis une indemnité supérieure peut être négociée selon le contexte.

Questions rapides

La rupture conventionnelle donne-t-elle encore droit au chômage en 2026 ?

Oui, elle continue de pouvoir ouvrir droit au chômage si les conditions habituelles sont remplies. La réforme 2026 porte surtout sur la durée maximale d'indemnisation, pas sur la disparition du droit.

La réforme supprime-t-elle l'indemnité de rupture conventionnelle ?

Non. L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle reste due et ne peut pas être inférieure au minimum légal ou conventionnel applicable.

Qu'est-ce qui change pour la rupture conventionnelle en 2026 ?

La réforme 2026 augmente la contribution patronale due par l'employeur. Elle passe de 30 % à 40 % sur la part de l'indemnité exonérée de cotisations sociales. Le montant minimum dû au salarié n'est pas diminué par cette réforme.

Qu'est-ce qui change pour les moins de 55 ans ?

Pour une rupture conventionnelle individuelle prenant fin à compter du 1er septembre 2026, la durée maximale est de 456 jours, soit environ 15 mois, en métropole. Avant cette date, les plafonds généraux restent applicables.

Vigilance

Erreurs fréquentes à éviter

Des points simples à relire avant de signer ou de négocier.

1

Signer avant d’avoir vérifié le montant proposé.

2

Oublier les délais de rétractation et d’homologation.

3

Confondre montant brut, net indicatif et somme réellement versée.

4

Ne pas vérifier la convention collective.

5

Ne pas conserver une trace claire des échanges.

Le droit au chômage reste possible

La rupture conventionnelle homologuée reste un mode de rupture qui peut permettre une indemnisation par France Travail. Le salarié doit toutefois remplir les conditions générales : affiliation suffisante, inscription, recherche d'emploi et dossier conforme.

Il ne faut donc pas confondre deux choses : le principe d'ouverture possible des droits, qui reste maintenu, et la durée maximale d'indemnisation, qui est le point visé par la réforme.

Ce qui change en 2026

Pour les moins de 55 ans, la durée maximale est de 456 jours en métropole. À partir de 55 ans, elle est de 624 jours.

Ces plafonds s'appliquent aux ruptures conventionnelles individuelles prenant fin à compter du 1er septembre 2026. France Travail calcule ensuite la durée acquise selon l'activité.

ProfilPlafond à compter du 1er septembre 2026À vérifier
Moins de 55 ans15 mois maximumDate de fin de contrat et droits ouverts
55 ans et plus20,5 mois maximumÂge exact et règles applicables
Outre-mer hors Mayotte20 ou 30 moisTerritoire, âge et textes publiés

Exemple simple pour un salarié inquiet

Un salarié de 45 ans signe une rupture conventionnelle en 2026. Il peut toujours faire examiner ses droits au chômage après la fin du contrat, avec l'attestation employeur et son inscription France Travail.

Si sa fin de contrat intervient à compter du 1er septembre 2026, sa durée est limitée à 456 jours en métropole. Une fin de contrat antérieure conserve les plafonds généraux.

Ce que la réforme ne change pas

La réforme ne supprime pas l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle. Elle ne modifie pas non plus le besoin de vérifier le salaire de référence, l'ancienneté, les congés payés et la convention collective.

Une indemnité supra-légale peut toujours avoir un effet sur les différés d'indemnisation. Ce point reste distinct de la durée maximale totale.

Avant de signer

Avant de signer, estimez l'indemnité minimale, relisez le calendrier, vérifiez les documents de fin de contrat et posez explicitement la question de vos droits à France Travail.

Le simulateur RuptureConv aide à estimer l'indemnité de rupture. Il ne calcule pas les droits ARE, qui doivent être vérifiés auprès des sources officielles.

  • Simuler l'indemnité : /simulateur-rupture-conventionnelle
  • Lire le guide réforme : /reforme-rupture-conventionnelle-2026
  • Préparer une demande : /modele-lettre-rupture-conventionnelle
  • Comprendre les différés : /rupture-conventionnelle-chomage

Sources officielles à vérifier

La loi, l'arrêté d'agrément et les fiches France Travail sont publiés. Il reste utile de vérifier les informations opérationnelles au moment de la fin du contrat.

  • Légifrance : loi n° 2026-470 du 11 juin 2026 donnant une base légale aux durées spécifiques.
  • Légifrance : arrêté du 19 juin 2026 agréant les règles d'assurance chômage applicables à compter du 1er septembre 2026.
  • France Travail : plafonds de 456 jours avant 55 ans et 624 jours à partir de 55 ans après une rupture conventionnelle concernée.
  • Service-Public.fr : la rupture conventionnelle peut toujours ouvrir droit à l'ARE sous conditions et l'indemnité minimale reste due.
  • Loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 : forfait social porté à 40 % sur la part concernée depuis le 1er janvier 2026.

Autres questions fréquentes

Qu'est-ce qui change pour les salariés de 55 ans et plus ?

Pour une rupture conventionnelle individuelle prenant fin à compter du 1er septembre 2026, la durée maximale est de 624 jours, soit environ 20,5 mois. France Travail confirme la durée réellement acquise.

La réforme concerne-t-elle le montant de l'ARE ?

Les informations disponibles visent principalement la durée maximale d'indemnisation. Le montant de l'allocation dépend toujours des règles France Travail et de la situation individuelle.

Conclusion

La réponse rassurante est oui : la rupture conventionnelle peut encore ouvrir droit au chômage en 2026. La réponse prudente est qu'il faut vérifier la durée maximale applicable à votre date de rupture.

Ne signez pas uniquement sur une idée générale de la réforme : séparez l'indemnité, les droits chômage, les différés et les textes applicables.

Ce simulateur fournit une estimation indicative et ne remplace pas un conseil juridique personnalisé.