Guide préavis
Calcul du préavis
Calculer un préavis, ce n'est pas additionner des jours au hasard. Il faut d'abord identifier le point de départ, puis appliquer la durée correcte, puis vérifier les événements qui peuvent modifier le calendrier.
Une erreur de quelques jours peut changer le dernier salaire, la date d'embauche suivante ou le dossier France Travail. Les règles de préavis varient selon le contrat, la convention collective, le statut et le motif de rupture. Cette page donne un repère pratique, à vérifier avec vos documents.
Dernière mise à jour : juin 2026
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Comment l’estimation est construite
Salaire de référence
Ancienneté
Règles applicables
= Estimation indicative
Sans inscriptionLe simulateur aide à appliquer les règles de base, sans remplacer une vérification paie, conventionnelle ou juridique.
Quelle date retenir pour la fin du contrat ?
La date utile n'est pas toujours le dernier jour travaillé. Elle dépend du préavis exécuté ou payé, d'une éventuelle dispense, des congés et des accords écrits entre les parties.
Questions rapides
Le préavis commence-t-il le jour de l'envoi du courrier ?
Pas toujours. Il démarre en pratique quand l'employeur reçoit l'information ou la notification, sauf règle plus précise prévue par la convention collective, le contrat ou la procédure concernée.
Peut-on raccourcir un préavis ?
Oui, si l'employeur accepte ou si un texte prévoit un cas particulier. Sans accord clair, le salarié reste exposé à une demande d'indemnité pour la partie non exécutée.
Les congés payés prolongent-ils le préavis ?
Des congés fixés avant la rupture peuvent suspendre le préavis. Des congés pris d'un commun accord après la rupture ne le prolongent pas forcément. Il faut regarder les dates et l'accord écrit.
Un arrêt maladie repousse-t-il la fin du préavis ?
En maladie non professionnelle, le préavis continue généralement à courir. En accident du travail ou maladie professionnelle, l'analyse peut changer et mérite une vérification plus prudente.
Méthode simple en trois étapes
Étape 1 : trouvez le point de départ. Pour une démission, regardez la réception par l'employeur. Pour un licenciement, partez de la notification. Pour une rupture conventionnelle, utilisez la date prévue dans la convention plutôt qu'un préavis.
Étape 2 : trouvez la durée applicable. Elle vient du contrat, de la convention collective, de l'ancienneté et du statut. Étape 3 : contrôlez congés, arrêt maladie, dispense et accord de réduction.
Mois calendaires ou jours travaillés
Un préavis d'un mois se calcule souvent de date à date. Une notification reçue le 10 juin conduit à une fin le 10 juillet, sauf règle différente. Pour un préavis exprimé en jours, il faut vérifier s'il s'agit de jours calendaires, ouvrables ou ouvrés.
Cette distinction est fréquente dans les périodes d'essai ou certains statuts. Elle ne doit pas être improvisée.
Exemples chiffrés
Salarié non cadre : démission reçue le 4 juin, préavis d'un mois. La date cible est le 4 juillet, sous réserve des règles conventionnelles.
Cadre : démission reçue le 15 juin, préavis de trois mois. La date cible est le 15 septembre. Si deux semaines de congés avaient été posées avant la démission et suspendent le préavis, la date peut être repoussée.
Licenciement : notification le 20 juin, préavis de deux mois, dispense employeur. Le salarié ne travaille plus, mais la période payée court théoriquement jusqu'au 20 août.
Événements qui changent le calcul
Les congés payés, l'arrêt de travail, la dispense et la réduction négociée peuvent modifier la lecture. Le plus sûr consiste à refaire le calendrier après chaque événement, puis à demander une confirmation écrite si la date change.
N'utilisez pas uniquement le dernier jour travaillé comme date de fin. En paie, ce n'est pas toujours la même chose.
Tableau de contrôle
Avant d'envoyer une lettre ou de signer un document, posez les dates sur une ligne. Cette méthode très simple évite les erreurs de lecture.
Si la convention collective prévoit une règle plus favorable, elle doit être intégrée avant de communiquer une date ferme.
| Situation | Réflexe utile | Point à vérifier |
|---|---|---|
| Démission | Lire le contrat et la convention collective | Durée applicable au poste |
| Licenciement | Relire la lettre et le motif | Faute grave, faute lourde ou dispense |
| Rupture conventionnelle | Raisonner en date de rupture | Rétractation et homologation |
| Congés payés | Comparer date de pose et date de rupture | Suspension possible |
| Arrêt maladie | Identifier l'origine de l'arrêt | Maladie simple ou professionnelle |
Avant de prendre une décision
Gardez une trace écrite de la date de notification, de la durée retenue et de toute dispense ou réduction. En cas de désaccord, ce sont ces éléments qui permettent de reconstruire le calendrier sans s'appuyer sur des souvenirs différents.
Relisez aussi la convention collective, le dernier bulletin de paie et les documents remis en fin de contrat. Une incohérence sur une date ou une somme se corrige plus facilement avant l'inscription France Travail ou l'arrivée chez un nouvel employeur.
Autres questions fréquentes
La rupture conventionnelle prévoit-elle un préavis ?
Non, pas au sens classique. Les parties fixent une date de rupture dans la convention, après le délai de rétractation et l'homologation.
Quels documents vérifier à la fin du préavis ?
Relisez le certificat de travail, le reçu pour solde de tout compte, l'attestation France Travail et la dernière fiche de paie. Les dates, les congés payés et les sommes liées au préavis doivent raconter la même histoire.
Dernier contrôle avant de partir
Un bon calcul de préavis commence par le bon point de départ.
La date finale doit être confirmée avec les règles applicables et les événements survenus pendant la période.
Cette page donne un repère pratique. La date finale doit être vérifiée avec le contrat, la convention collective, les accords écrits et les documents remis par l'employeur.