Guide préavis
Arrêt maladie pendant le préavis
Un arrêt maladie pendant un préavis crée vite une inquiétude : faut-il reprendre pour finir le préavis ? La réponse dépend surtout de l'origine de l'arrêt.
Maladie simple, accident du travail et maladie professionnelle ne se traitent pas avec le même niveau de prudence. Les règles de préavis varient selon le contrat, la convention collective, le statut et le motif de rupture. Cette page donne un repère pratique, à vérifier avec vos documents.
Dernière mise à jour : juin 2026
Voir tous les guides →Quelle date retenir pour la fin du contrat ?
La date utile n'est pas toujours le dernier jour travaillé. Elle dépend du préavis exécuté ou payé, d'une éventuelle dispense, des congés et des accords écrits entre les parties.
Questions rapides
Le préavis commence-t-il le jour de l'envoi du courrier ?
Pas toujours. Il démarre en pratique quand l'employeur reçoit l'information ou la notification, sauf règle plus précise prévue par la convention collective, le contrat ou la procédure concernée.
Peut-on raccourcir un préavis ?
Oui, si l'employeur accepte ou si un texte prévoit un cas particulier. Sans accord clair, le salarié reste exposé à une demande d'indemnité pour la partie non exécutée.
Les congés payés prolongent-ils le préavis ?
Des congés fixés avant la rupture peuvent suspendre le préavis. Des congés pris d'un commun accord après la rupture ne le prolongent pas forcément. Il faut regarder les dates et l'accord écrit.
Un arrêt maladie repousse-t-il la fin du préavis ?
En maladie non professionnelle, le préavis continue généralement à courir. En accident du travail ou maladie professionnelle, l'analyse peut changer et mérite une vérification plus prudente.
Réponse rapide
En arrêt maladie non professionnel, le préavis continue généralement à courir. Le salarié n'a pas à refaire les jours d'absence à la fin du préavis.
Si l'arrêt est lié à un accident du travail ou à une maladie professionnelle, l'effet peut être différent. Le dossier mérite alors une vérification avec la paie ou un conseil.
Maladie simple
Un salarié démissionne avec un mois de préavis, puis tombe malade dix jours. Son préavis ne repart pas à zéro. La date de fin prévue reste souvent la même.
Le salaire de la période dépend ensuite des règles d'indemnisation maladie, du maintien employeur et des indemnités journalières.
Accident du travail ou maladie professionnelle
Quand l'arrêt a une origine professionnelle, le sujet devient plus sensible. Certaines protections peuvent jouer, et la fin du contrat ne doit pas être traitée mécaniquement.
Avant de signer un document de sortie, il faut relire la chronologie : date de rupture, date d'accident, arrêt, éventuelle reprise, visite médicale.
Licenciement et arrêt maladie
Un licenciement notifié avant l'arrêt suit sa logique de préavis, sous réserve des protections applicables. Un licenciement envisagé pendant un arrêt demande une prudence particulière, surtout si l'arrêt est professionnel.
Le salarié doit garder les justificatifs transmis à l'employeur et vérifier les dates figurant sur l'attestation France Travail.
Exemple concret
Une salariée non cadre démissionne le 1er juin avec un mois de préavis. Elle est arrêtée du 12 au 20 juin pour une maladie non professionnelle. Sauf règle particulière, le contrat se termine le 1er juillet.
Autre cas : arrêt à la suite d'un accident du travail pendant le préavis. Ici, il ne faut pas appliquer le même raisonnement sans contrôle.
Avant de prendre une décision
Gardez une trace écrite de la date de notification, de la durée retenue et de toute dispense ou réduction. En cas de désaccord, ce sont ces éléments qui permettent de reconstruire le calendrier sans s'appuyer sur des souvenirs différents.
Relisez aussi la convention collective, le dernier bulletin de paie et les documents remis en fin de contrat. Une incohérence sur une date ou une somme se corrige plus facilement avant l'inscription France Travail ou l'arrivée chez un nouvel employeur.
Autres questions fréquentes
La rupture conventionnelle prévoit-elle un préavis ?
Non, pas au sens classique. Les parties fixent une date de rupture dans la convention, après le délai de rétractation et l'homologation.
Quels documents vérifier à la fin du préavis ?
Relisez le certificat de travail, le reçu pour solde de tout compte, l'attestation France Travail et la dernière fiche de paie. Les dates, les congés payés et les sommes liées au préavis doivent raconter la même histoire.
Dernier contrôle avant de partir
L'arrêt maladie simple ne repousse généralement pas le préavis.
Dès qu'il existe un lien professionnel avec l'arrêt, la date de fin doit être vérifiée avec plus de précaution.
Cette page donne un repère pratique. La date finale doit être vérifiée avec le contrat, la convention collective, les accords écrits et les documents remis par l'employeur.